« J’écris, tu chantes, tu composes, on crée. »
15 Juin 2026
Cette chanson est née de mon expérience des acouphènes et de l'hyperacousie. "Le voile bleu" symbolise le silence perdu, celui que l'on continue à chercher dans la nature, les souvenirs et les instants de paix.
À travers l'image d'un mystérieux voile bleu flottant dans les branches d'un vieux saule, le texte raconte la quête d'un silence devenu inaccessible. Le narrateur cherche ce calme autrefois naturel, aujourd'hui remplacé par des sons permanents et une sensibilité accrue au bruit.
Entre nature, souvenirs et introspection, cette chanson évoque la douleur invisible des personnes souffrant d'acouphènes, mais aussi l'espoir de retrouver des instants de paix au cœur du tumulte intérieur.
Un texte sensible sur le silence perdu, l'écoute du monde et la résilience face aux troubles auditifs que j'ai retravaillé pour la métrique et rajouter refrain et pont.
À l’époque, j’étais partie de ce petit texte sans évoquer l’hyperacousie, dont je souffre seulement depuis une quinzaine d’années et qui s’aggrave avec le temps. Les acouphènes, eux, sont présents depuis plus de trente ans. Un titre m'a fait revenir à ce texte : Il est où le bonheur? de Christophe Maé. Dans ma tête, il s'est transformé en "Il est où le silence ?"
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Je poursuis désespérément le silence. Je le cherche partout, mais il semble toujours m’échapper. La nature est la seule à m’apaiser, mais je ne le retrouve jamais vraiment.
Parfois, j’imagine un voile léger se déposer sur les branches d’un saule, comme pour étouffer le monde. Mais même ce silence-là fait encore trop de bruit.
Alors, je le rêve autrement : dans le murmure de l’eau, le frémissement des feuilles du saule, les roseaux qui semblent chanter dans le vent. Je l’imagine aussi dans une plume blanche, semblable à une plume d’ange, qui se détache doucement des bras du saule et flotte lentement dans l’air, jusqu’à devenir silence.
1997
✔ = Disponible – ✨ = Réservée – 🎶 = Interprétée
Collaboration SANS IA
Couplet 1
Au bord d'un étang en novembre,
Un vieux saule attendait le jour,
Quand j'ai vu flotter dans ses branches
Un voile bleu cousu de velours.
Ni pluie, ni givre, ni feuillage
N'avaient la douceur de ce dais.
J'ai cru reconnaître au passage
Le silence qui s'en allait.
Refrain
Dis-moi, vieux saule de l'étang,
Toi qui veilles les eaux dormantes,
Où s'est caché le dernier chant
De mes heures douces et murmurantes ?
Je cherche encore dans le courant
L'ombre légère de sa présence,
Dis-moi, vieux saule de l'étang,
Où donc est parti le silence ?
Couplet 2
Le saule gardait son secret
Dans les plis d'une aube opaline,
Tandis qu'au loin le vent dressé
Rompait ma paix cristalline.
Les roseaux courbaient leurs chansons
Sous le poids d'étranges rumeurs,
Et l'étang perdait les frissons
Qui faisaient battre son cœur.
Refrain
Dis-moi, vieux saule de l'étang,
Toi qui veilles les eaux dormantes,
Où s'est caché le dernier chant
De mes heures douces et murmurantes ?
Je cherche encore dans le courant
L'ombre légère de sa présence,
Dis-moi, vieux saule de l'étang,
Où donc est parti le silence ?
Couplet 3
J'ai demandé aux hirondelles
Si elles l'avaient vu voyager,
Elles ont déployé leurs ailes
Sans trouver un mot à donner.
Alors le saule, dans la brume,
A laissé tomber à mes pieds
Une plume couleur de lune
Que le silence avait laissée.
Pont
Le saule a penché ses ramures
Comme on se penche vers un ami,
Puis, dans le creux de la verdure,
J'ai cru l'entendre à demi :
« Ne cherche pas sur les grandes routes
Ce qui voyage à pas feutrés,
Le silence fuit les déroutes
Et les chemins trop fréquentés.
Il dort parfois dans une source,
Au fond d'un regard apaisé,
En vol léger vers la Grande Ourse,
Comme une graine au vent portée. »
Couplet 4
Depuis, je marche à pas de mousse
Le long des sentiers oubliés,
Et dans le chant discret des sources
Je crois parfois le retrouver.
Il vit encore, j'en suis bien sûr,
Dans les cœurs calmes et patients,
Comme une étoile dans l'azur
Qui veille au fond des jours errants.
Refrain
Dis-moi, vieux saule de l'étang,
Toi qui veilles les eaux dormantes,
Pourquoi ne trouvé-je plus le chant
De mes heures douces et murmurantes ?
Il flotte encore dans le courant,
Dans l'aile blanche d'une absence,
Et lorsque le monde est trop grand,
Silence… (mot chuchoté)
Tiamaraa 1997 (remanié 2026)
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